La notation aux échecs est l’écriture des coups : une manière courte et universelle de noter une partie pour la rejouer, l’analyser ou la transmettre. Elle s’appuie sur les coordonnées de l’échiquier (de a1 à h8) et sur une lettre par pièce, et une fois comprise elle se lit aussi vite qu’une partition de musique.
Ce guide présente la notation algébrique, la seule utilisée aujourd’hui en compétition : les coordonnées, les lettres des pièces en français (R, D, T, F, C) et leur correspondance en anglais (K, Q, R, B, N), puis tous les cas particuliers : prise, échec, mat, roque, promotion, prise en passant et coups ambigus. Chaque exemple a été vérifié coup par coup par un programme qui contrôle la légalité des coups.
Vous y trouverez aussi un modèle de feuille de partie, l’ancienne notation descriptive (présentée comme une curiosité historique) et des exercices corrigés. Un échiquier à portée de main aide beaucoup à suivre.

En une phrase : noter une partie, c’est donner à chaque coup un nom de pièce, une case d’arrivée, et rien d’autre.
La notation aux échecs : à quoi sert-elle et quelle notation choisir ?
Pourquoi noter une partie
Noter une partie permet de la rejouer ensuite, coup par coup, pour comprendre où elle a basculé. C’est la base de toute progression : on ne corrige bien que ce qu’on peut relire.
En compétition, la notation est aussi une obligation. La feuille de partie sert de preuve en cas de litige et permet à l’arbitre de vérifier une position ou une réclamation de nulle. Les règles de la FIDE la prévoient, avec des exceptions que l’arbitre précise, par exemple en cas de manque de temps.
Enfin, la notation ouvre toute la littérature des échecs : livres, revues et logiciels l’utilisent. Sans elle, une partie célèbre reste illisible. Si vous débutez, commencez par nos règles des échecs avant de noter votre première partie.
Les notations qui existent
Une seule s’impose aujourd’hui : la notation algébrique, la seule que la FIDE admette pour ses compétitions. Elle existe en version abrégée (Cf3), la plus courante, et en version longue (Cg1-f3), qui indique aussi la case de départ.
Avant elle, la notation descriptive a longtemps dominé. Elle est abandonnée, mais on la croise dans de vieux ouvrages. Pour les ordinateurs, deux formats textuels existent : FEN pour une position et PGN pour une partie complète. Nous les verrons plus loin.
Les coordonnées de l’échiquier : colonnes a à h et rangées 1 à 8
Nommer une case
L’échiquier compte huit colonnes, nommées de a à h de gauche à droite, et huit rangées, numérotées de 1 à 8 de bas en haut. Chaque case a donc un nom unique, composé de la lettre de sa colonne puis du chiffre de sa rangée : a1, e4, h8.
Le dessin montre le coup d’ouverture le plus joué : le pion de e2 avance en e4. Il se note simplement e4. On n’écrit que la case d’arrivée, puisqu’un seul pion peut aller en e4 depuis la position de départ.
Dans la position de départ, la dame blanche est en d1 et la dame noire en d8, les rois en e1 et e8. Un repère facile : la dame est toujours placée sur sa couleur. La dame blanche occupe une case claire (d1), la dame noire une case foncée (d8). Pour installer l’échiquier sans erreur, voyez notre guide du placement des pièces.
Toujours vu du côté des Blancs
Colonnes et rangées se lisent toujours du point de vue des Blancs, même pour les coups des Noirs. Pour les Noirs, la rangée de départ de leurs pièces est donc la rangée 8, et un pion noir qui avance de deux cases depuis sa case de départ va de e7 à e5.
Cette convention évite toute confusion : une case porte le même nom pour les deux joueurs, ce qui n’était pas le cas dans l’ancienne notation descriptive, vue plus bas.

Les lettres des pièces : notation en français et en anglais
Le tableau de correspondance
Chaque pièce est désignée par la première lettre de son nom. La difficulté vient du fait que les initiales ne sont pas les mêmes en français et en anglais :
| Pièce | Français | Anglais | Exemple (français / anglais) |
|---|---|---|---|
| Roi | R | K (King) | Rh1 / Kh1 |
| Dame | D | Q (Queen) | Dd2 / Qd2 |
| Tour | T | R (Rook) | Tc1 / Rc1 |
| Fou | F | B (Bishop) | Fg5 / Bg5 |
| Cavalier | C | N (Knight) | Cf3 / Nf3 |
| Pion | aucune lettre | aucune lettre | e4 / e4 |
Le cavalier est désigné par N en anglais, car le K est déjà pris par le roi (King). Les fichiers de parties au format PGN utilisent en principe les lettres anglaises, quelle que soit la langue du joueur.
R ou T : le piège du roi et de la tour
C’est la confusion la plus fréquente. En français, R désigne le roi et T la tour. En anglais, R désigne la tour (Rook) et K le roi. Une même lettre change donc de sens d’une langue à l’autre.
Quand vous lisez un livre ou un site étranger, vérifiez d’abord la langue : Rd1 signifie « le roi va en d1 » en français, mais « la tour va en d1 » en anglais. Certains ouvrages remplacent les lettres par des figurines, ce qui supprime toute ambiguïté.
Le pion n’a pas de lettre
Pour un pion, on n’écrit aucune lettre : e4 signifie « le pion va en e4 ». C’est un gain de place précieux, puisque le pion est la pièce la plus jouée. On ne le nomme que dans une prise, par la colonne d’où il part : exd5.
Noter un coup en notation algébrique, pas à pas
Un coup se compose, dans l’ordre, de la lettre de la pièce, d’un éventuel signe de prise, de la case d’arrivée, puis d’un éventuel signe d’échec ou de mat. Voyons chaque élément.
Le déplacement simple
Pour une pièce, on écrit sa lettre puis la case d’arrivée : Cf3 (le cavalier va en f3), Fc4, Dh5. Pour un pion, la case d’arrivée suffit : e4, d5. La case de départ n’est notée qu’en cas d’ambiguïté.
Voici les trois premiers coups d’une partie très répandue : 1.e4 e5 2.Cf3 Cc6 3.Fc4 Fc5. Le chiffre est le numéro du coup, suivi du coup des Blancs puis de celui des Noirs. Le numéro ne change qu’après le coup noir.
La prise
Une prise s’indique par un x entre la lettre de la pièce et la case d’arrivée : Fxf7 (le fou prend en f7), Cxe5. La pièce prise n’est jamais nommée : seule compte la case.
Pour un pion, on écrit la colonne d’où il part : exd5 signifie « le pion de la colonne e prend en d5 ». C’est le seul cas où la colonne de départ du pion apparaît.
L’échec et le mat
Un coup qui donne échec reçoit un + : Fxf7+. Un coup qui donne mat reçoit un # : Dxf7#, et la partie s’arrête là. On a parfois écrit ++ pour le mat dans de vieux livres.
Ces signes se placent en dernier, après la case d’arrivée et après une éventuelle promotion. Pour comprendre ce qui distingue l’échec du mat, lisez notre guide sur l’échec et mat.
Le roque
Le roque, qui déplace deux pièces en un seul coup, a sa propre écriture : O-O pour le petit roque (côté roi) et O-O-O pour le grand roque (côté dame). On écrit la lettre O, pas le chiffre zéro.
Au petit roque, le roi va en g1 (g8 pour les Noirs) et la tour en f1 (f8). Au grand roque, le roi va en c1 (c8) et la tour en d1 (d8). Les conditions du roque sont détaillées dans notre article sur le roque aux échecs.
La promotion
Un pion qui atteint la dernière rangée se transforme. On l’écrit avec le signe = suivi de la nouvelle pièce : e8=D signifie que le pion arrive en e8 et devient dame. Si la promotion donne échec, on ajoute le +, par exemple e8=D+.
Dans cette position, le pion e7 prend la tour d8 et devient dame en donnant mat : exd8=D#. La promotion en tour donnerait aussi mat ici, mais la dame est presque toujours le meilleur choix. Les promotions en tour, fou ou cavalier (e8=T, e8=F, e8=C) s’appellent des sous-promotions. Le déplacement du pion est expliqué dans notre guide sur le déplacement du pion.

La prise en passant
La prise en passant se note comme une prise de pion ordinaire. Dans la position ci-dessous, les Noirs viennent de jouer d7-d5 à côté du pion blanc e5. Les Blancs peuvent prendre ce pion comme s’il n’avait avancé que d’une case : exd6.
Certains joueurs ajoutent e.p. (pour « en passant »), ce qui donne exd6 e.p. Ce n’est pas obligatoire, mais cela aide à comprendre pourquoi le pion arrive sur une case vide. Cette prise n’est possible que juste après l’avance de deux cases, ce que détaille notre article sur la prise en passant.
Quand deux pièces peuvent aller sur la même case
Si deux pièces identiques peuvent aller sur la même case, il faut préciser laquelle joue. On ajoute alors, après la lettre de la pièce, la colonne de départ. Ci-dessous, les deux cavaliers peuvent aller en d2 : on écrit Cbd2 pour le cavalier de la colonne b et Cfd2 pour celui de la colonne f.
Quand les deux pièces sont sur la même colonne, la lettre ne suffit pas. On ajoute alors la rangée de départ. Avec deux tours en a1 et en a5, qui peuvent toutes deux aller en a3, on écrit T1a3 ou T5a3.
Dans les rares cas où ni la colonne ni la rangée ne suffisent (plusieurs dames après des promotions, par exemple), on écrit la case de départ complète. Le même problème se rencontre dans la partie commentée plus bas, au sixième coup noir : Cbd7.

Les signes de commentaire et les résultats
Les commentaires se notent par des signes placés après le coup. Ils sont facultatifs, mais utiles pour relire une partie :
- ! : bon coup ; !! : coup excellent ;
- ? : faute ; ?? : grosse faute ;
- !? : coup intéressant ; ?! : coup douteux ;
- (=) : proposition de nulle, que les règles de la FIDE demandent de noter sur la feuille.
Le résultat s’écrit à la fin : 1-0 si les Blancs gagnent, 0-1 si les Noirs gagnent, ½-½ en cas de nulle.
Lire une partie notée : un exemple commenté
Les douze premiers coups d’une partie
Voici les douze premiers coups d’une partie classique. Rejouez-les sur un échiquier : chaque cas particulier vu plus haut s’y trouve.
- 4.Fg5 : un fou se déplace, on écrit sa lettre et la case d’arrivée ;
- 5…O-O : les Noirs font le petit roque, noté avec la lettre O ;
- 6…Cbd7 : les deux cavaliers noirs peuvent aller en d7, donc on précise la colonne b ;
- 8…dxc4 : un pion prend en c4, on écrit la colonne de départ du pion ;
- 10.Fxe7 Dxe7 : le fou prend le fou, la dame reprend ; la pièce prise n’est jamais nommée ;
- 11.O-O Cxc3 12.Txc3 : les Blancs roquent, puis un cavalier noir prend en c3 et une tour reprend.
Pour lire sans échiquier, cherchez toujours la case d’arrivée en premier, puis la pièce, puis les signes. Avec l’habitude, une ligne de dix coups se lit en quelques secondes.
Une partie en quatre coups
Une partie très courte qui se termine par un mat s’écrit : 1.e4 e5 2.Fc4 Cc6 3.Dh5 Cf6 4.Dxf7# 1-0. Le dièse annonce l’échec et mat, et le résultat 1-0 donne la victoire aux Blancs. Cette séquence est le mat du berger, expliqué dans notre guide sur le coup du berger.

Remplir une feuille de partie sans se tromper
Que mettre dans chaque case
Une feuille de partie comporte trois colonnes : le numéro du coup, le coup des Blancs et le coup des Noirs. En haut, on inscrit les noms des joueurs, la date, la ronde et, à la fin, le résultat.
Écrivez un coup par case, lisiblement. Les lettres de pièces s’écrivent en majuscules et les colonnes en minuscules : un F pour le fou, un f pour la colonne f. Une écriture soignée évite bien des disputes au moment de rejouer la partie.
Noter vite et proprement
Notez chaque coup juste après l’avoir joué. En compétition, il est interdit d’écrire un coup avant de le jouer, sauf dans les cas de réclamation de nulle prévus par les règles : demandez à l’arbitre en cas de doute.
Pour gagner du temps, apprenez par cœur les signes utiles : les lettres des pièces, x, +, #, O-O, O-O-O et =. Le reste se déduit de la position. Un stylo qui écrit bien et une feuille posée à plat sur la table font aussi gagner de précieuses secondes.

Corriger une erreur de notation
Si vous vous apercevez d’une faute, barrez proprement le coup et réécrivez-le. Si vous avez oublié plusieurs coups, complétez la feuille dès que possible, avec l’aide de la feuille de l’adversaire si le règlement du tournoi le permet. L’arbitre vous guidera.
Un conseil simple : en cas de doute sur la case d’un coup, rejouez la partie sur un échiquier de réserve, coup après coup. L’erreur apparaît au premier coup impossible.
La feuille de partie et la pendule
En compétition, la feuille de partie se tient à côté de la pendule d’échecs : la pendule mesure le temps, la feuille garde les coups. Les cadences sont souvent liées au nombre de coups joués, ce qui rend la feuille précieuse pour vérifier où l’on en est.
Les modèles à incrément et à délai ajoutent quelques secondes à chaque coup, ce qui laisse un peu de temps pour écrire. Notre guide sur la pendule d’échecs explique comment la régler, et celui sur le blitz aux échecs montre comment jouer vite.
Les autres notations : longue, descriptive, FEN et PGN
La notation algébrique longue
La notation longue note aussi la case de départ : 1.e2-e4 e7-e5 2.Cg1-f3 Cb8-c6 3.Ff1-c4 Ff8-c5. Le tiret sépare les deux cases, et le x remplace le tiret en cas de prise : Fc4xf7+.
Elle est plus longue à écrire mais ne laisse aucun doute, ce qui la rend utile pour les débutants. Pour passer à la notation abrégée, on supprime la case de départ, sauf quand elle sert à lever une ambiguïté.
L’ancienne notation descriptive
La notation descriptive, abandonnée, nommait les colonnes d’après la pièce qui s’y trouve au départ : tour de dame (TD), cavalier de dame (CD), fou de dame (FD), dame (D), roi (R), fou de roi (FR), cavalier de roi (CR), tour de roi (TR). La rangée se comptait du côté du joueur qui jouait.
| Notation algébrique | Notation descriptive ancienne |
|---|---|
| 1.e4 (Blancs) | 1.P4R |
| 1…e5 (Noirs) | 1…P4R |
| 2.Cf3 | 2.C3FR |
| 2…Cc6 | 2…C3FD |
| 3.Fc4 | 3.F4FD |
| 3…Fc5 | 3…F4FD |
Dans ce système, une même case a deux noms : e4 est « R4 » pour les Blancs et « R5 » pour les Noirs. C’est l’une des raisons de son abandon : la notation algébrique donne à chaque case un nom unique.
FEN et PGN pour l’ordinateur
Le FEN décrit une position sous forme d’une ligne de texte. La position de départ s’écrit : rnbqkbnr/pppppppp/8/8/8/8/PPPPPPPP/RNBQKBNR w KQkq - 0 1. Elle donne les rangées de la 8 à la 1, avec des lettres anglaises (majuscules pour les Blancs, minuscules pour les Noirs) et des chiffres pour les cases vides.
Viennent ensuite le camp qui joue (w pour Blancs, b pour Noirs), les roques encore possibles (KQkq), la case de prise en passant, puis deux compteurs de coups. Le PGN, lui, enregistre une partie entière : des en-têtes entre crochets (joueurs, date, résultat) suivis des coups en notation anglaise.

Exercices de notation corrigés
Les exercices
Essayez sans regarder les corrections, avec un échiquier si besoin :
- Traduisez en français : 1.e4 e5 2.Nf3 Nc6 3.Bb5 a6 4.Ba4 Nf6 5.O-O Be7.
- Écrivez en notation algébrique : les Blancs jouent le cavalier de g1 en f3, les Noirs avancent le pion d7 de deux cases, les Blancs avancent le pion e2 de deux cases, les Noirs prennent avec le pion d5 en e4.
- Traduisez en anglais : 1.e4 e5 2.Cf3 Cc6 3.Fc4 Cf6.
- Expliquez le coup 6…Cbd7 dans la partie commentée plus haut, puis le coup Txe8#.
- Notez le coup suivant : un pion blanc en e7 prend une tour noire en d8, devient dame et donne mat.
Les corrections
1. 1.e4 e5 2.Cf3 Cc6 3.Fb5 a6 4.Fa4 Cf6 5.O-O Fe7. Seules les lettres des pièces changent : N devient C, B devient F ; le roque et les coups de pion restent identiques.
2. 1.Cf3 d5 2.e4 dxe4. Le pion qui prend s’écrit avec sa colonne de départ : dxe4.
3. 1.e4 e5 2.Nf3 Nc6 3.Bc4 Nf6. C devient N, F devient B.
4. 6…Cbd7 signifie que le cavalier de la colonne b va en d7, car celui de la colonne f aurait pu y aller aussi. Txe8# signifie qu’une tour prend une pièce en e8 et donne échec et mat.
5. exd8=D#. Le pion de la colonne e prend en d8, devient dame (=D) et donne mat (#). On écrit la colonne de départ, la prise, la case d’arrivée, la promotion puis le mat.
Le matériel pour noter et rejouer ses parties
Pour noter une partie, il faut peu de choses : une feuille, un stylo et un échiquier lisible. Un plateau aux cases bien contrastées et un bon éclairage évitent les erreurs de case. Parcourez nos échiquiers et jeux d’échecs et nos plateaux d’échecs pour choisir le vôtre.
Pour les parties chronométrées, la pendule d’échecs complète l’équipement. Certains modèles mécaniques à remontage fonctionnent sans pile, et les modèles électroniques proposent des réglages de cadence, dont l’incrément et le délai pour certains.
Questions fréquentes sur la notation aux échecs
Comment noter un coup aux échecs ?
On écrit la lettre de la pièce (R, D, T, F, C), puis la case d’arrivée : Cf3, Fc4. Pour un pion, la case d’arrivée suffit : e4. Une prise s’indique par un x, un échec par un +, un mat par un #.
Comment noter un roque ?
Le petit roque, côté roi, se note O-O ; le grand roque, côté dame, se note O-O-O. On écrit la lettre O, pas le chiffre zéro, et le même signe sert aux Blancs et aux Noirs.
Comment noter la prise en passant ?
Comme une prise de pion ordinaire : la colonne de départ, le x, la case d’arrivée, par exemple exd6. On peut ajouter e.p. à la fin, mais ce n’est pas obligatoire.
Comment noter une promotion ?
On écrit la case d’arrivée du pion, le signe égal et la lettre de la nouvelle pièce : e8=D pour une dame. Si le pion prend en promouvant, on écrit la colonne de départ : exd8=D. On ajoute + ou # si la promotion donne échec ou mat.
Quelle est la différence entre la notation française et la notation anglaise ?
Seules les lettres des pièces changent : R, D, T, F, C en français correspondent à K, Q, R, B, N en anglais. Attention : le R français est le roi, le R anglais est la tour. Les cases, les prises, les roques et les signes sont identiques.
Faut-il noter ses parties quand on joue entre amis ?
Ce n’est pas obligatoire, mais c’est très utile pour progresser : on peut rejouer la partie à tête reposée et repérer ses erreurs. La notation est en revanche obligatoire en compétition, sauf exceptions prévues par le règlement.
Pourquoi n’utilise-t-on plus la notation descriptive ?
Parce que la notation algébrique est plus simple et sans ambiguïté : chaque case a un nom unique, alors que dans la notation descriptive une même case porte deux noms selon le camp. La FIDE ne retient que l’algébrique pour ses compétitions.
À vous de noter
La notation aux échecs tient en quelques règles : une case pour chaque coup, une lettre par pièce, et quelques signes (x, +, #, O-O, =) pour les cas particuliers. Une fois ces règles acquises, toute partie écrite devient lisible et la vôtre devient rejouable.
Pour vous équiper, parcourez nos pendules d’échecs, nos échiquiers et nos plateaux d’échecs. Pour progresser, travaillez nos exercices d’échecs corrigés et lisez le guide pour apprendre les échecs.

Les lois du jeu, dont la notation, sont publiées par la Fédération internationale des échecs, et la Fédération française des échecs propose de nombreuses ressources aux joueurs.
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