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Origine du backgammon : de la Mésopotamie à nos jours

15 minutes de lecture

L’origine du backgammon se perd dans l’Antiquité. Ce jeu de dés et de pions descend d’une longue famille de jeux de course, joués au Proche-Orient, en Égypte, à Rome et en Perse bien avant que son nom n’existe. Personne ne l’a inventé d’un seul coup : le backgammon d’aujourd’hui est le résultat de plusieurs millénaires de petites transformations.

Ce guide retrace l’histoire du backgammon pas à pas. On y croise les jeux d’Ur et d’Égypte, la tabula romaine, le nard persan, les jeux de tables du Moyen Âge, l’origine du nom et l’arrivée du videau. Chaque fait est daté avec la précision que permettent les sources, et les légendes sont présentées comme des légendes.

Vous cherchez plutôt à jouer ? Les règles du backgammon, le placement des pions et les principes de stratégie au backgammon ont chacun leur guide. Ici, on regarde d’où vient le jeu.

Plateau de backgammon en bois patiné avec quelques pions ronds et deux dés, posé sur une table près d’une fenêtre
Un plateau, des pions et deux dés : le matériel a peu changé depuis des siècles.

En bref : le backgammon n’a pas de date de naissance, mais une famille de jeux de course vieille de près de 5 000 ans.

Origine du backgammon : la réponse en bref

Le backgammon moderne est un jeu de course à deux joueurs, avec des dés, dont la forme actuelle se fixe en Europe et aux États-Unis. Ses ancêtres sont plus anciens que presque tous les jeux de plateau connus. Pour s’y retrouver, mieux vaut raisonner en famille de jeux qu’en inventeur unique.

Un jeu de course, pas une invention datée

Les historiens des jeux parlent de jeux de course : deux camps font avancer des pions sur un parcours, et le hasard (des dés, des bâtonnets) décide de la vitesse. Cette idée apparaît très tôt et se retrouve dans toutes les civilisations autour de la Méditerranée et du Moyen-Orient.

Le backgammon en est la version la plus tardive et la plus riche en choix. Il ajoute au hasard des dés une vraie réflexion : on choisit quel pion bouger, quelle pointe tenir, quel risque prendre.

Ce que l’on sait, ce que l’on ignore

On sait que des jeux de course existent au moins depuis le IIIe millénaire avant notre ère, grâce à des plateaux retrouvés dans des tombes. On sait aussi que le nom backgammon, lui, n’apparaît qu’au XVIIe siècle.

On ignore en revanche les règles exactes de la plupart des jeux anciens, reconstituées à partir de peu de textes. Quand une date est incertaine, ce guide emploie « vers » ou « au plus tard ».

Les grandes étapes en un coup d’œil

Les grandes étapesvers 3000 av. J.-C.Senet en Égyptevers 2600 av. J.-C.Jeu royal d’Urépoque romaineDouze lignes, tabulaVIe siècleLe nard persan1283Livre des jeux de tablesXVIIe siècleLe mot backgammonannées 1920Le videau apparaîtannées 1960Engouement et tournoisDu plus ancien au plus récent
Période Jeu ou événement Ce que l’on peut en dire
Vers 3000 av. J.-C. Senet (Égypte) Jeu de course sur trente cases, retrouvé dans des tombes
Vers 2600 av. J.-C. Jeu royal d’Ur (Mésopotamie) Plateau de vingt cases, dés en forme de pyramide
Époque romaine Douze lignes, tabula Course sur douze pointes par rangée, avec des dés
VIe siècle Nard (Perse) Premiers textes persans qui parlent de ce jeu
1283 Jeux de tables (Castille) Un livre de jeux décrit plusieurs variantes
XVIIe siècle Le mot backgammon Premières attestations en anglais
Années 1920 Le videau Le doublement de l’enjeu entre dans le jeu
Années 1960-1970 Engouement et tournois Clubs, revues et compétitions internationales

Les ancêtres : des jeux de course vieux de plusieurs millénaires

Avant les pointes et les pions ronds, il y a eu des cases, des bâtonnets et des dés en forme de pyramide. Deux jeux dominent les plus anciennes traces : le jeu royal d’Ur et le senet.

Le jeu royal d’Ur, en Mésopotamie

Des plateaux ont été découverts dans des tombes de la ville d’Ur, dans l’actuel Irak, lors de fouilles du début du XXe siècle. Les plus anciens datent d’environ 2600 av. J.-C. Le plateau compte vingt cases, regroupées en deux blocs reliés par un pont de deux cases.

Les joueurs lançaient de petits dés en forme de pyramide et faisaient avancer sept pions chacun sur un parcours. Une tablette d’argile babylonienne du IIe siècle avant notre ère décrit la façon de jouer, ce qui a permis de reconstituer des règles plausibles.

Le senet, le jeu de l’Égypte ancienne

Le senet se joue sur un plateau de trente cases, en trois rangées de dix. Les plus anciens indices (plateaux, pièces) remontent aux environs de 3000 av. J.-C., et le jeu est ensuite peint ou retrouvé dans de nombreuses tombes pendant des siècles.

Au lieu de dés, les joueurs lançaient des bâtonnets plats. Les règles exactes restent discutées, et plusieurs reconstitutions coexistent : méfiance donc devant un récit qui prétendrait tout savoir.

Reproduction d’un plateau de jeu ancien en pierre à vingt cases avec de petits pions et des dés en pyramide, sur un tissu de lin
Un plateau de vingt cases, de petits pions et des dés en pyramide : l’esprit du jeu royal d’Ur.

Comment reconstitue-t-on des règles vieilles de 4 500 ans ?

Les historiens croisent trois sources : les plateaux et les pions retrouvés, les rares textes qui décrivent le jeu, et des comparaisons avec des jeux plus récents. Le résultat est une reconstitution plausible, jamais une certitude.

C’est pourquoi les règles que l’on trouve aujourd’hui pour Ur ou le senet sont des propositions. Elles permettent de rejouer, pas de prétendre refaire exactement les parties d’autrefois.

Ce que ces jeux ont de commun avec le backgammon

Le lien est une parenté d’idées, pas une filiation prouvée. Ces jeux partagent avec le backgammon trois traits : un parcours que les pions suivent, un hasard qui décide de l’avance, et un adversaire dont les pions gênent les vôtres.

Trois plateaux, un même espritUr : 20 casesdés en pyramideSenet : 30 casesbâtonnets platsBackgammon : 24 pointesdeux désUn pion avance, le hasard décide
  • Un parcours : les pions vont d’un point de départ à une arrivée.
  • Un hasard : bâtonnets, dés en pyramide ou dés à six faces.
  • Une interaction : bloquer, dépasser ou renvoyer l’adversaire.

De Rome à Byzance : le jeu des douze lignes et la tabula

Le monde romain connaît plusieurs jeux de course sur plateau. Deux d’entre eux intéressent directement l’histoire du backgammon : le jeu des douze lignes et la tabula.

Le jeu des douze lignes (duodecim scripta)

Le jeu des douze lignes, en latin duodecim scripta, se joue sur un plateau de trois rangées de douze emplacements, avec quinze pions par joueur et des dés. Il est connu par des textes latins et par des plateaux gravés dans la pierre, parfois sur des dalles de lieux publics.

Son chiffre de quinze pions ne vous est pas étranger : c’est celui du backgammon d’aujourd’hui. Ce rapprochement est l’un des indices les plus souvent cités pour relier les deux jeux.

La tabula, une course à deux rangées

La tabula, mot latin qui signifie « la table » ou « le plateau », se joue sur deux rangées de douze pointes, avec quinze pions par joueur. Elle semble dériver du jeu des douze lignes, et elle est bien attestée à la fin de l’Empire romain.

C’est la ressemblance la plus frappante : deux fois douze pointes, soit les vingt-quatre pointes du backgammon. Le nombre de dés (deux ou trois) a varié selon les époques et les sources.

Une partie célèbre racontée par un poème

Au VIe siècle, un poème grec décrit une partie de tabula jouée par un empereur byzantin de la fin du Ve siècle. Un lancer de dés malheureux le laisse sans bon coup, et il perd la partie.

Ce poème permet aux historiens de reconstituer la position des pions. C’est l’un des rares documents qui montrent une partie réelle plutôt qu’un plateau vide.

Plateau en bois marqueté à pointes triangulaires posé sur un tapis à motifs géométriques, avec des pions en bois et deux petits verres de thé
Un plateau à pointes triangulaires sur un tapis : le décor des jeux de tables d’Orient.

La Perse et le nard : un autre chemin vers le backgammon

En Perse, un jeu de course à pointes et à dés porte le nom de nard. Il est mentionné dans des textes en moyen-perse dont les plus anciens datent du VIe siècle de notre ère.

Le nard dans les textes persans

Ces textes montrent un jeu bien installé à la cour. Le nard y est associé à la chance et au destin, par contraste avec les échecs, jeu de stratégie pure.

Le terme nard se retrouve aujourd’hui dans plusieurs langues : on le rencontre encore en Iran, dans le Caucase et dans plusieurs pays proches. C’est un signe de l’ancienneté et de la large diffusion du jeu.

La légende du sage et du jeu d’échecs

Un récit persan raconte qu’un roi indien envoya à la cour de Perse un jeu d’échecs, avec le défi d’en deviner les règles. Un sage de la cour y parvint, puis inventa en réponse un jeu de dés, le nard, que les Indiens furent incapables de comprendre.

C’est une légende : elle illustre l’opposition entre le hasard et la raison, mais aucun historien ne la tient pour un fait établi. Pour l’autre moitié de l’histoire, celle des échecs, voyez notre guide Qui a inventé les échecs ?

Un symbolisme qui relève de la légende

Une tradition prête au plateau un sens cosmique : vingt-quatre pointes pour les heures, trente pions pour les jours du mois, douze pointes de chaque côté pour les mois, et des dés dont les faces opposées font toujours sept, comme les jours de la semaine.

C’est joli, mais cette lecture est tardive et ne prouve rien sur l’invention du jeu. Elle montre surtout que le plateau frappait les esprits.

Une lecture traditionnelleune légende, pas un fait24pointes = 24 heures12pointes par côté = 12 mois30pions = 30 jours7faces opposées = 7 joursBeau récit, aucune preuve

Le Moyen Âge et les jeux de tables en Europe

En Europe, les jeux de course à pointes se diffusent sous un nom générique : les jeux de tables, ou simplement les tables. C’est l’étape qui prépare directement le backgammon.

Un livre de jeux de 1283

Un livre de jeux rédigé en Castille en 1283 décrit les échecs, les dés et plusieurs variantes de tables. C’est l’un des documents les plus précieux du Moyen Âge sur ces jeux.

Il montre que les tables ne forment pas un jeu unique, mais une famille de règles voisines : selon le jeu, on lance deux dés, on avance dans un sens ou dans l’autre, on garde ou non des pions en réserve.

Un jeu aimé, parfois surveillé

Les jeux de tables se jouent dans les cours, les auberges et les maisons. Parce que les dés se prêtent aux paris, des autorités religieuses ou royales les interdisent parfois, sans jamais les faire disparaître.

Longue table en bois dans une salle de pierre, avec un plateau de jeu ancien ouvert, un cornet en cuir et des dés, à la lueur d’une bougie
Une salle de pierre, un plateau ouvert et un cornet : l’ambiance des jeux de tables médiévaux.

Le trictrac et le jacquet en France

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le trictrac est un jeu de société prisé en France. Son nom évoquerait le bruit des pions et des dés sur le bois, et son comptage de points est réputé compliqué.

Le jacquet, variante française dont le départ des pions diffère, est lui aussi un cousin du backgammon. Ces jeux montrent que les tables ont longtemps vécu en plusieurs versions côte à côte.

Backgammon : l’origine du nom

Le mot backgammon surprend : il est anglais, alors que les ancêtres du jeu sont plus anciens et plus lointains. Il est attesté au XVIIe siècle, et les Anglais disaient auparavant « tables ».

Un mot anglais du XVIIe siècle

Avant cette date, on joue aux tables, et le mot backgammon désigne peu à peu la version la plus répandue en Angleterre. Il se diffuse ensuite en français sous la forme de l’anglicisme que l’on connaît.

Les hypothèses sur son sens

L’explication la plus courante découpe le mot en back (en arrière) et game (jeu) : un pion touché revient en arrière, ce qui est bien le cœur du jeu. Une autre hypothèse propose une origine galloise, sur un mot qui signifierait « petit combat ».

Aucune de ces explications n’est certaine. Les spécialistes retiennent surtout qu’un nom plus récent a fini par désigner un jeu bien plus ancien.

Les autres noms du jeu dans le monde

Le backgammon change de nom selon les pays, et cela raconte son voyage. Un mot comme tavla, nard ou trictrac est souvent plus ancien que le mot backgammon lui-même.

Voici les noms les plus courants, avec le pays où on les entend et ce qu’ils évoquent.

Nom Où l’entend-on ? Ce qu’il évoque
Nard Iran, Caucase, pays voisins Le nom persan, ancien
Tavla Turquie Le nom turc du jeu
Tavli Grèce Trois jeux sur un plateau : portes, plakoto, fevga
Shesh besh Moyen-Orient Un nom formé sur « six » et « cinq »
Trictrac, jacquet France, autrefois Des jeux de tables aux règles propres
Backgammon Pays anglophones, France Le nom anglais, devenu courant

Le nom est récent, le jeu est ancien : c’est la clé de toute son histoire.

Comment le jeu prend sa forme moderne

Entre le XVIIIe et le XXe siècle, le backgammon se stabilise et s’enrichit. Trois étapes comptent : la mise par écrit des règles, l’invention du videau, puis l’engouement du XXe siècle.

Les règles mises par écrit

Au XVIIIe siècle, des traités mettent les règles par écrit, comme un petit livre publié en Angleterre en 1743. Cette fixation explique pourquoi les règles sont aujourd’hui à peu près les mêmes d’un pays à l’autre.

Le videau, une innovation des années 1920

Dans les années 1920, aux États-Unis, un cube portant les valeurs 2, 4, 8, 16, 32 et 64 entre dans le jeu : le videau. Un joueur qui se croit en avance propose de doubler l’enjeu, et son adversaire doit accepter ou abandonner la partie.

Cette innovation change profondément le jeu. Il ne s’agit plus seulement de bien jouer ses dés, mais d’évaluer ses chances et de savoir quand mettre la pression.

Le videau : l’enjeu double2›4›8›16›32›64Chaque offre doit être priseou refusée par l’adversairePris : on joue pour le double

L’engouement des années 1960 et 1970

Dans les années 1960 et 1970, le backgammon connaît un grand engouement : clubs, revues et tournois internationaux se multiplient. Des compétitions de haut niveau s’organisent, et le jeu gagne un public bien au-delà des cercles de joueurs.

Gros plan sur un plateau de backgammon en cuir avec un petit cube aux faces unies, un cornet et deux dés posés sur les pointes
Un cube, un cornet et deux dés : le videau a donné au jeu sa dimension de pari raisonné.

L’ordinateur et le backgammon d’aujourd’hui

Dans les années 1990, un programme qui apprenait en jouant contre lui-même a atteint un niveau comparable à celui des meilleurs joueurs. Depuis, l’analyse par ordinateur est un outil courant pour étudier ses parties.

Pour passer des principes à la pratique, la stratégie au backgammon explique les ouvertures, les probabilités des dés et le videau.

Les cousins du backgammon dans le monde

Le backgammon n’a pas remplacé ses cousins : il vit à côté d’eux. Selon les pays, on joue encore à des jeux de tables aux règles propres, sur un plateau presque identique.

Une famille, pas une filiationJeux de course antiquesTabula romaineNard persanJeux de tablesTrictracTavlaBackgammonLiens probables, pas prouvésLes historiens restent prudents

Tavla et tavli

En Turquie, le jeu s’appelle tavla et se joue selon plusieurs variantes de règles. En Grèce, le tavli désigne un ensemble de trois jeux, portes, plakoto et fevga, qui se jouent sur le même plateau.

La narde et le shesh besh

Dans plusieurs pays de l’ex-URSS, la longue narde se joue sans capture : tous les pions partent d’un même coin du plateau. Au Moyen-Orient, le shesh besh est un nom très répandu pour le jeu, formé sur « six » et « cinq ».

Pourquoi tant de variantes ?

Parce que le plateau est simple et que les règles se prêtent aux ajustements : départ des pions, sens de la course, captures, doublement. Chaque région a gardé les siennes, et cette diversité est un signe de la vitalité du jeu.

Backgammon en Bois à Motif Tigre, Plateau Pliable de 29, 39 ou 49 cm
Un plateau pliable en bois à motif de tigre : les décors varient autant que les règles. Voir ce backgammon
Jeu de Backgammon Pliable en Bois à Motif d’Ours, Coffret avec 30 Pions et 2 Dés
Un coffret pliable en bois à motif d’ours, avec ses pions et ses dés. Voir ce coffret

Backgammon, échecs, go : trois jeux, trois âges

On entend souvent que le backgammon serait « le plus vieux jeu du monde ». La formule est trop simple : elle confond le jeu d’aujourd’hui et sa lointaine famille.

Le plus vieux : la famille des jeux de course

Si l’on compte les jeux de course comme Ur et le senet, la famille du backgammon figure parmi les plus anciennes traces de jeux de plateau. Mais ces jeux n’ont ni les mêmes règles ni le même nom.

Les échecs et le go, deux autres chemins

Les échecs naissent en Inde vers le VIe siècle de notre ère, et leurs règles modernes se fixent vers la fin du XVe siècle. Le go est né en Chine, et ses premières mentions écrites remontent à plusieurs siècles avant notre ère.

Chaque jeu suit donc son propre calendrier. Le tableau suivant les met côte à côte, avec la prudence qui s’impose.

Jeu Famille ou ancêtre Forme actuelle
Backgammon Jeux de course : Ur, senet, tabula, nard Nom attesté au XVIIe siècle, videau au XXe
Échecs Chaturanga, en Inde, vers le VIe siècle Règles modernes vers la fin du XVe siècle
Go Jeu chinois, mentionné avant notre ère Plateau de 19 lignes, règles japonaises et chinoises

Pour l’histoire des échecs, voyez le guide Qui a inventé les échecs ?

Ce que l’histoire explique dans les règles d’aujourd’hui

Plusieurs détails du backgammon, qui paraissent arbitraires, deviennent logiques à la lumière de son histoire. En voici quatre.

Pourquoi quinze pions et vingt-quatre pointes ?

Quinze pions par joueur, c’est le chiffre du jeu romain des douze lignes et de la tabula. Vingt-quatre pointes, c’est deux rangées de douze, la disposition de la tabula. Le plateau actuel conserve donc la mémoire de Rome.

Pourquoi un jeu mêlant hasard et réflexion ?

Depuis Ur et le senet, le hasard règle la vitesse et le joueur règle l’usage qu’il en fait. Le backgammon pousse cette idée très loin : le dé décide du nombre, vous décidez du pion, du risque et du moment.

Pourquoi le videau est-il si important ?

Parce qu’il ajoute une couche de décision que les jeux anciens ne connaissaient pas : estimer ses chances et gérer un pari. C’est la seule innovation majeure venue s’ajouter aux règles de base depuis des siècles.

Un jeu transmis plus qu’inventé

Le backgammon s’est transmis de main en main, de langue en langue, en changeant de nom et de détails. Cette transmission explique que ses règles soient à la fois si anciennes et si bien équilibrées.

Pour jouer, tout est dans les guides : règles du backgammon pour la première partie, placement des pions pour installer le plateau.

Jouer aujourd’hui : choisir un plateau de backgammon

Pour retrouver le plaisir de ce jeu ancien, un plateau complet suffit : pions, dés et si possible cornets. Le matériel se choisit selon l’usage, à la maison ou en déplacement.

Pour la table du salon

Un plateau en bois pliable se range comme un livre et se pose sur une table de salon. Vous le trouverez dans notre sélection de jeux de backgammon, parmi les jeux de plateau en bois.

Jeu de Backgammon en Bois Pliable avec Pions, Dés et Cornets, 5 Tailles
Un backgammon en bois pliable avec pions, dés et cornets. Voir ce jeu

Pour emporter le jeu en voyage

Une mallette ou un plateau roulable se glisse dans un sac. Notre rayon backgammon de voyage réunit les modèles faciles à transporter.

Pour varier les plaisirs

Un coffret 3 en 1 réunit échecs, dames et backgammon sur un même plateau. C’est une façon simple de goûter à trois jeux anciens avec un seul achat.

Coffret 3 en 1 Échecs, Dames et Backgammon en Bois à Décor Mosaïque, Plateau Pliable de 29, 39 ou 49 cm
Un coffret 3 en 1 en bois à décor mosaïque, avec le plateau de backgammon au dos. Voir ce coffret
Mallette de backgammon fermée en similicuir posée sur l’accoudoir d’un canapé à côté d’une tasse de thé, sous la lumière d’une lampe le soir
Une mallette fermée, une tasse de thé : le plaisir d’un jeu ancien, le soir.

Questions fréquentes sur l’origine du backgammon

Quelle est l’origine du backgammon ?

Le backgammon descend d’une famille de jeux de course joués au Proche-Orient, en Égypte, à Rome et en Perse. Il n’a pas d’inventeur connu : sa forme actuelle résulte de transformations successives, avec un nom attesté en anglais au XVIIe siècle et le videau ajouté au XXe.

Dans quel pays est né le backgammon ?

Aucun pays ne peut être désigné avec certitude. Les ancêtres les plus anciens viennent de Mésopotamie et d’Égypte, la tabula de l’Empire romain et le nard de Perse, puis le jeu circule dans toute l’Europe sous le nom de jeux de tables.

Quel est le plus ancien jeu de la famille du backgammon ?

Le senet égyptien et le jeu royal d’Ur sont les deux plus anciens jeux de course connus, datés de la fin du IVe ou du IIIe millénaire avant notre ère. Ils partagent avec le backgammon l’idée d’un parcours, d’un hasard (bâtonnets ou dés) et de pions qui avancent.

D’où vient le nom backgammon ?

Le mot est attesté en anglais au XVIIe siècle. L’hypothèse la plus répandue le forme sur back (en arrière) et game (jeu), un pion touché devant revenir en arrière ; aucune explication n’est certaine.

Le backgammon est-il plus ancien que les échecs ?

Les jeux de course dont il descend sont bien plus anciens : Ur et le senet ont environ 4 500 à 5 000 ans, alors que les échecs naissent vers le VIe siècle de notre ère. En revanche, le backgammon sous sa forme actuelle se fixe bien après la naissance des échecs.

Quand le videau a-t-il été inventé ?

Le videau, ce cube qui double l’enjeu, apparaît aux États-Unis dans les années 1920, selon les historiques du jeu. Il a changé la façon de jouer, car il oblige à évaluer ses chances avant de proposer ou d’accepter un doublement.

Qui a inventé le backgammon ?

Personne ne peut être cité avec sérieux. Un récit persan attribue le nard à un sage de cour qui aurait répondu à l’envoi d’un jeu d’échecs, mais il s’agit d’une légende, pas d’un fait établi.

Le trictrac est-il le même jeu que le backgammon ?

Non : c’est un cousin. Le trictrac, populaire en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, se joue sur un plateau semblable avec des dés, mais selon des règles de comptage de points bien plus complexes.

Conclusion : un jeu vieux de millénaires, toujours sur la table

L’origine du backgammon n’est pas un point, mais un chemin : Ur et le senet, la tabula romaine, le nard persan, les jeux de tables du Moyen Âge, puis le nom anglais et le videau. Chaque étape a gardé l’essentiel : un parcours, des dés et un adversaire.

Pour jouer, parcourez les jeux de backgammon et les jeux de plateau en bois. Pour aller plus loin, lisez les règles du backgammon, le guide du placement des pions et la stratégie au backgammon.

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